| LA PHILOSOPHIE DU CARNAVAL
C'est essentiellement une fête de rupture avec l'ordre établi,
c'est la fête où l'on peut faire tout ce que l'on ne pourrait
pas faire le reste de l'année.
Le déguisement, élément essentiel du Carnaval,
est l'excuse parfaite pour laisser de côté les règles
sociales et faire ce qui peut être mal vu: les hommes s'habillent
en femmes et les femmes en hommes; on boit et on mange avec excès;
on se couche tard; on se moque de ceux qui nous commandent, des amis, des
voisins...
Mais tout cela dans des limites raisonnables, il est rare que quelqu'un
se fâche lors de ces fêtes pour une moquerie reçue.
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LES DEGUISEMENTS
Il est une autre coutume fortement enracinée dans le carnaval,
pratiquement dans toutes les villes, villages ou hameaux, c'est celle de
se déguiser qui conserve encore toute sa fraîcheur.
Ces déguisements sont très variés, des plus élaborés
aux plus simples.
Le déguisement le plus populaire est celui du Choqueiro qui
consiste essentiellement à se mettre de vieux habits et se couvrir
le visage de façon à ne pas être reconnu.
Cela permet au Choqueiro de se mêler à la foule sans être
connu. Pour être sûr de ne pas être
reconnu, il change sa voix et se met des gants.
Dans les grandes villes, le carnaval perd un peu de fraîcheur
et tend à devenir une sorte de
défilé avec chars et gens déguisés. , .
Malgré tout, les gens se déguisent de façon particulière
et se promènent dans les rues la semaine du carnaval.
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| TROUPE DE COMPAGNONS QUI CHANTENT POUR CRITIQUER LES NOTABLES DE
LEUR VILLE OU DE LEUR VILLAGE
Au milieu de ces fêtes, il y a les typiques "COMPARSAS".
Ce sont des groupes de personnes déguisées toutes pareilles
ou sur un même thème.
En plus, ils s'accompagnent d'instruments de musique et chantent des
chansons inventées pour se moquer ou critiquer quelques aspects
sociaux de leur village.
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LE CARNAVAL LE PLUS TRADITIONNEL
Dans quelques endroits de Galice comme LAZA dans la province d'Ourense,
se conserve un type de fête encore plus ancienne appelé "CIGARRONS"
OU AUSSI "PELIQUEIROS".
Son origine est incertaine et c'est un thème d'étude
dans différentes universités. Dans d'autres zones de Galice
se conservent aussi d'autres éléments du CARNAVAL plus traditionnel
comme à Pontevedra. |
| GASTRONOMIE
Durant ces fêtes, la nourriture a un rôle important, l'élément
essentiel est le porc sous toutes ses formes: frais, salé, en charcuterie....
C'est l'époque des "épaules de porc salées", des pots
au feu, des bouillons.... Et c'est aussi l'époque où se confectionne
toute une variété de desserts:. |
LE FILIPIÑO
C'est l'élément qui marque la fIn du carnaval. Le mercredi
des cendres, on brûle une poupée qui représente le
carnaval; à Porto do Son, cette poupée s'appelle Felipiño.
Et cette nuit-là, les personnes du village, toutes vêtues
de noir "Les veuves de Felipiño" suivent la poupée en pleurant
la mort et l'accompagnent entre "pleurs et prières" jusqu'au lieu
où il va être brûlé en attendant de revenir l'année
suivante."Filoas" "Oreilles" "Beignets" "Beignets au miel"....
Toutes ces nourritures sont très lourdes et nécessitent
beaucoup de vin pour "aider à les avaler", ce qui fait que durant
ces fêtes on mange bien mais on boit encore plus.
Les menus ont très peu varié dans ces dernières
années. On a pour ainsi dire les mêmes plats que ceux qui
se cuisinaient il y a 100 ans, ce qui par chance, fait que la tradition
est intacte
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| LE CARNAVAL AU COLLEGE .
Tous les ans, au collège, chaque classe prépare un déguisement
dans le plus grand secret, pour le porter ensuite dans les rues du village
lors du défilé qui a lieu le vendredi précédent
les fêtes du carnaval. Cette année 1999, ce fut le 12 février.
Pour les fabriquer, on utilise tous types de matériaux, comme
des cartons, plastiques, toutes sortes de papiers (verni - "pinocho", scie...),
agrafes, scotchs, cartelines....
On se préoccupe surtout pour que cela soit original, amusant
et très décoré.
On commence la confection des costumes à la fIn du mois de janvier
et aux moments perdus, on réalise les différents morceaux
qui composent le déguisement.
Les professeurs comme les élèves, les grands comme les
petits, participent à ce travail, car tous ils aiment sortir ce
jour pour montrer leur déguisement.
Ainsi, beaucoup de professeurs se déguisent ce jour-là
avec leurs élèves, portant le même costume que le reste
de la classe ou bien un autre, créé par eux. L'important
c'est de participer.
Cette coutume de se promener dans le village est lié aux conditions
atmosphériques, en effet, cette année, il a commencé
à pleuvoir durant le défilé et nous avons dû
terminer le défilé à l'intérieur de la salle
de sports que nous avons à côté du collège.
Les parents des élèves participent eux aussi, plus exactement
les mères, aussi, elles fabriquent pour les enfants diverses sucreries
typiques de ces fêtes: Filloas, oreilles, beignets.... (Nous
ne pouvons pas vous en envoyer car il faut les manger le jour même
pour qu'elles soient savoureuses)
Comme vous pouvez le voir sur les photos et sur la vidéo tout
le village participe à cette célébration qu'est la
fête du carnaval qui a de profondes racines en Galice.
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LE CARNAVAL DE LAZÀ
C'est un des plus célèbres et intéressants. On
le connaît sous le nom de "CIGARRONS" ou aussi de "PELIQUEIROS"
C'est une chronique du XVII° siècle qui parle des "CIGARRONS
DE VERIN ET DEPELIQUEIROS DE LAZA".
Sa tenue se compose de ces éléments:
Chemise blanche, cravate rouge, veste boléro en soie, pantalon
court en soie, chaussettes blanches et à la taille, une ceinture
de cuir où s'accrochent cinq ou six sonnailles. Mais le plus significatif(
ce sont les masques réalisés en bois, sculptés ou
peints, qui portent incrustés à la partie supérieure
une sorte de mitre faite en fer blanc sur laquelle sont représentés
des figures d'animaux, des soleils, des astres, des figures géométriques....
Et, sur la partie postérieure, s'accroche une peau d'animal, chien,
chat, renard...Enfin le drap de soie qui couvre les hommes vient de la
fille avec laquelle ils sont fiancés.
L'origine du nom "PELIQUEIROS" ( provient de la bande de cuir ou PELICA
avec laquelle les gens se battent durant ces fêtes. Ils portent aussi
une vessie de porc gonflée avec laquelle ils donnent des coups aux
gens, et, en plus, ils jettent des fourmis aux gens qui les regardent passer.
Le dimanche, ils attendent également les jeunes filles à
la sortie de l'église pour leur soulever leurs jupes et voir ainsi
leurs jambes.
Même si son comportement est excessif on ne peut pas le toucher,
mais on peut l'insulter, et au cas où des gens les reconnaissent,
ceux-ci peuvent l'insulter en pleine figure en lui disant ses défauts
et ses délits. Bien qu'il soit permis de dire tout type d'insultes
au PELIQUEIRO, on ne peut pas dire son nom.
Le PELIQUEIRO entre dans les maisons et sans parler demande à
manger et à boire, donnant cependant la "BICA DE LOS PELIQUEIROS"
qui est une tarte de farine de blé, œufs, lait et sucre.
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