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O ENTROIDO(carnaval)
GALICE

LE CARNAVAL

C'est peut-être la fête la plus ancrée dans la culture populaire de Galice.
Son origine, incertaine et très ancienne, remonte à l'époque médiévale et peut-être encore bien avant.
 

CHRONOLOGIE
 
Le carnaval a comme point de départ la première nouvelle lune de février. Ainsi, le premier mardi qui suit cette nouvelle lune de février est appelé le MARDI DU CARNAVAL, qui est le jour par excellence où la fête bat son plein.
Mais, sont aussi importants, les jours appelés: "Jeudi de Comadres o Compadres" et bien sûr le "Mercredi des Cendres" qui marque la fin de ces fêtes avec le FELIPIÑO qui est brûlé. ,
 
LA PHILOSOPHIE DU CARNAVAL

C'est essentiellement une fête de rupture avec l'ordre établi, c'est la fête où l'on peut faire tout ce que l'on ne pourrait pas faire le reste de l'année.
Le déguisement, élément essentiel du Carnaval, est l'excuse parfaite pour laisser de côté les règles sociales et faire ce qui peut être mal vu: les hommes s'habillent en femmes et les femmes en hommes; on boit et on  mange avec excès; on se couche tard; on se moque de ceux qui nous commandent, des amis, des voisins...
Mais tout cela dans des limites raisonnables, il est rare que quelqu'un se fâche lors de ces fêtes pour une moquerie reçue.
 

LES DEGUISEMENTS

Il est une autre coutume fortement enracinée dans le carnaval, pratiquement dans toutes les villes, villages ou hameaux, c'est celle de se déguiser qui conserve encore toute sa fraîcheur.
Ces déguisements sont très variés, des plus élaborés aux plus simples.
Le déguisement le plus populaire est celui du Choqueiro qui consiste essentiellement à se mettre de vieux habits et se couvrir le visage de façon à ne pas être reconnu.
Cela permet au Choqueiro de se mêler à la foule sans être connu. Pour être sûr de ne pas être
reconnu, il change sa voix et se met des gants.
Dans les grandes villes, le carnaval perd un peu de fraîcheur et tend à devenir une sorte de
défilé avec chars et gens déguisés. , .
Malgré tout, les gens se déguisent de façon particulière et se promènent dans les rues la semaine du carnaval.
 

TROUPE DE COMPAGNONS QUI CHANTENT POUR CRITIQUER LES NOTABLES DE LEUR VILLE OU DE LEUR VILLAGE

Au milieu de ces fêtes, il y a les typiques "COMPARSAS".
Ce sont des groupes de personnes déguisées toutes pareilles ou sur un même thème.
En plus, ils s'accompagnent d'instruments de musique et chantent des chansons inventées pour se moquer ou critiquer quelques aspects sociaux de leur village.
 

LE CARNAVAL LE PLUS TRADITIONNEL

Dans quelques endroits de Galice comme LAZA dans la province d'Ourense, se conserve un type de fête encore plus ancienne appelé "CIGARRONS" OU AUSSI "PELIQUEIROS".
Son origine est incertaine et c'est un thème d'étude dans différentes universités. Dans d'autres zones de Galice se conservent aussi d'autres éléments du CARNAVAL plus traditionnel comme à Pontevedra.

GASTRONOMIE

Durant ces fêtes, la nourriture a un rôle important, l'élément essentiel est le porc sous toutes ses formes: frais, salé, en charcuterie.... C'est l'époque des "épaules de porc salées", des pots au feu, des bouillons.... Et c'est aussi l'époque où se confectionne toute une variété de desserts:.

LE FILIPIÑO

C'est l'élément qui marque la fIn du carnaval. Le mercredi des cendres, on brûle une poupée qui représente le carnaval; à Porto do Son, cette poupée s'appelle Felipiño.
Et cette nuit-là, les personnes du village, toutes vêtues de noir "Les veuves de Felipiño" suivent la poupée en pleurant la mort et l'accompagnent entre "pleurs et prières" jusqu'au lieu où il va être brûlé en attendant de revenir l'année suivante."Filoas" "Oreilles" "Beignets" "Beignets au miel"....
Toutes ces nourritures sont très lourdes et nécessitent beaucoup de vin pour "aider à les avaler", ce qui fait que durant ces fêtes on mange bien mais on boit encore plus.
Les menus ont très peu varié dans ces dernières années. On a pour ainsi dire les mêmes plats que ceux qui se cuisinaient il y a 100 ans, ce qui par chance, fait que la tradition est intacte
 
 

 LE CARNAVAL AU COLLEGE .

Tous les ans, au collège, chaque classe prépare un déguisement dans le plus grand secret, pour le porter ensuite dans les rues du village lors du défilé qui a lieu le vendredi précédent les fêtes du carnaval. Cette année 1999, ce fut le 12 février.
Pour les fabriquer, on utilise tous types de matériaux, comme des cartons, plastiques, toutes sortes de papiers (verni - "pinocho", scie...), agrafes, scotchs, cartelines....
On se préoccupe surtout pour que cela soit original, amusant et très décoré.
On commence la confection des costumes à la fIn du mois de janvier et aux moments perdus, on réalise les différents morceaux qui composent le déguisement.
Les professeurs comme les élèves, les grands comme les petits, participent à ce travail, car tous ils aiment sortir ce jour pour  montrer leur déguisement.
Ainsi, beaucoup de professeurs se déguisent ce jour-là avec leurs élèves, portant le même costume que le reste de la classe ou bien un autre, créé par eux. L'important c'est de participer.
Cette coutume de se promener dans le village est lié aux conditions atmosphériques, en effet, cette année, il a commencé à pleuvoir durant le défilé et nous avons dû terminer le défilé à l'intérieur de la salle de sports que nous avons à côté du collège.
Les parents des élèves participent eux aussi, plus exactement les mères, aussi, elles fabriquent pour les enfants diverses sucreries typiques  de ces fêtes: Filloas, oreilles, beignets.... (Nous ne pouvons pas vous en envoyer car il faut les manger le jour même pour qu'elles soient savoureuses)
Comme vous pouvez le voir sur les photos et sur la vidéo tout le village participe à cette célébration qu'est la fête du carnaval qui a de profondes racines en Galice.
 

LE CARNAVAL DE LAZÀ

C'est un des plus célèbres et intéressants. On le connaît sous le nom de "CIGARRONS" ou aussi de "PELIQUEIROS"
C'est une chronique du XVII° siècle qui parle des "CIGARRONS DE VERIN ET DEPELIQUEIROS DE LAZA".
Sa tenue se compose de ces éléments:
Chemise blanche, cravate rouge, veste boléro en soie, pantalon court en soie, chaussettes blanches et à la taille, une ceinture de cuir où s'accrochent cinq ou six sonnailles. Mais le plus significatif( ce sont les masques réalisés en bois, sculptés ou peints, qui portent incrustés à la partie supérieure une sorte de mitre faite en fer blanc sur laquelle sont représentés des figures d'animaux, des soleils, des astres, des figures géométriques.... Et, sur la partie postérieure, s'accroche une peau d'animal, chien, chat, renard...Enfin le drap de soie qui couvre les hommes vient de la fille avec laquelle ils sont fiancés.
L'origine du nom "PELIQUEIROS" ( provient de la bande de cuir ou PELICA avec laquelle les gens se battent durant ces fêtes. Ils portent aussi une vessie de porc gonflée avec laquelle ils donnent des coups aux gens, et, en plus, ils jettent des fourmis aux gens qui les regardent passer.
Le dimanche, ils attendent également les jeunes filles à la sortie de l'église pour leur soulever leurs jupes et voir ainsi leurs jambes.
Même si son comportement est excessif on ne peut pas le toucher, mais on peut l'insulter, et au cas où des gens les reconnaissent, ceux-ci peuvent l'insulter en pleine figure en lui disant ses défauts et ses délits. Bien qu'il soit permis de dire tout type d'insultes au PELIQUEIRO, on ne peut pas dire son nom.
Le PELIQUEIRO entre dans les maisons et sans parler demande à manger et à boire, donnant cependant la "BICA DE LOS PELIQUEIROS" qui est une tarte de farine de blé, œufs, lait et sucre.
 
 


MARS 1999
CEIP SANTA IRENE
PORTO D0 SON
 
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